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Cours de langue

jeudi 16 juin 2022, par La graine

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Mots-clés : Éducation - Ludique - Social

Partage de support pour apprendre une langue.

Il est commun de faire des supports, mais il est rare de les retrouver sur internet en partage libre.

Des dessins sont souvent utilisés, mais ces derniers n’étant pas souvent en licences libres, ils ne peuvent guère être partagés.

Et si nous en mettions à disposition de tous ?

Partage de supports
Afin de partager des documents contenant des visuels, voici des sites avec des visuels libres. Attention, en France, il faut citer la source (auteur si connu ou site d’origine) :

Vous pouvez nous contacter si vous souhaitez partager des contenus que nous les relayerons ici !

Partage de méthodologies

Dans tous les exemples montrés, on ne traduit jamais. On peut expliquer à partir d’autres éléments connus, mais on ne traduit pas, on reste dans la langue à apprendre.
On pratique, s’il y a des erreurs (conjugaisons, orthographes), on ne mentionne pas les grandes règles frustrantes et complexes tout de suite. Le but est de prendre du plaisir, d’apprendre à communiquer. La conjugaison, grammaire, orthographe n’arrive que par la suite, quand le plaisir est là et que l’on voit un résultat à l’apprentissage (être plus autonome, pouvoir demander des choses dans la rue...)

Des pauses brèves sont faites toutes les 30 à 45 minutes, car les méthodes demandent pas mal d’attention cérébrale.

Apprentissage actif

L’apprentissage actif fonctionne à tout âge. On inclut les apprenants dans des méthodes physiquement actives, afin de solliciter plusieurs modes d’apprentissage, tout en étant ludique. On se débarrasse des crayons et papiers le temps où l’on applique les méthodes pour être pleinement dans l’apprentissage.

Exemple 1 : enrichir le vocabulaire et décrire de nouvelles choses

Pour une langue, connaitre les formes, les objets, les matières, les couleurs, les textures... est important, car cela permet de décrire un objet quand nous ne le connaissons pas et ainsi apprendre un nouveau mot tout en pratiquant des acquis.

Dans un groupe, on introduit un objet de parole (un ballon en mousse, une peluche...). Uniquement la personne qui a cet objet peut parler. La personne donnant le cours commence en pointant du doigt un objet et le nomme (ou une forme, matière, couleur, textures, selon la thématique). Puis, elle passe l’objet de parole à quelqu’un.
Cette personne montre l’objet indiqué précédemment et le nomme, puis ajoute un nouvel objet en le pointant du doigt et le nomme. Si elle ne connait pas le nom de l’objet, elle peut le demander à la personne donnant le cours. Puis, elle donne l’objet de parole à une nouvelle personne.

L’avantage est multiple. Les personnes ne sachant pas quand on leur passe l’objet de parole, sont attentives. Au début, on a du mal à se rappeler plus de 5 à 7 mots, puis cela fait travailler la mémoire. Avec le temps, il n’est pas étonnant d’aller à 20 mots, voire plus.

Pour des langues comme le français qui ont un masculin et féminin, il est possible de pointer avec un doigt quand il s’agit d’un nom masculin et l’autre pour un nom féminin.

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On peut adapter pour les verbes en mimant le verbe que l’on énonce ou avec les pronoms personnels (je, tu, il, elle, on, nous, vous, ils, elles) en pointant des personnes.

Exemple 2 : travailler ses descriptions, pour des personnes ayant un peu de vocabulaire

Dans un groupe, on introduit un objet de parole (un ballon en mousse, une peluche...). Uniquement la personne qui a cet objet peut parler.
La personne qui a la parole décrit un objet par sa forme, couleur, texture, usage, contexte... Les autres doivent deviner de quoi il s’agit.
L’objet de parole est ensuite passé à une autre personne (pas forcément la personne qui devine, car sinon, seulement les « meilleurs » pratiquent).

Exemple 3 : utiliser des symboles avec les mains

Il est possible d’utiliser une panoplie de symboles pour parler avec les mains.
Dessus, dessous, à côté, dedans, dehors, devant, derrière
On peut ponctuer avec les mains ces différentes notions. On peut aussi les expliquer par des dessins.
On peut aussi prendre un objet et montrer en le plaçant dessus ou dessous et en le disant à chaque fois.

Fichier pdf

Fichier modifiable

Une fois les mots appris, on peut faire un jeu de rapidité ou la personne donnant la leçon prend un objet et le place relativement à une boite et le groupe indique quelle est la position.

De la même manière, on peut avoir les concepts comme avant, plus tôt, ici, ailleurs, maintenant, plus tard, après, présent, passé, futur, hier, demain...

Exemple 4 : apprentissage situationnel

Via les méthodes indiquées ici (ni papier, ni crayons, mettre de côté la grammaire, l’orthographe, la conjugaison complexe, ne pas corriger toutes les erreurs, l’utilisation de gestes et le jeu...), on peut faire des mise en situatiion.
Exemple pour se présenter.
Personne donnant le cours : tend la main et dis « bonjour ».
Personne prenant le cours : dois dire « bonjour ». (On répète « bonjour » si cela n’est pas fait)
Personne donnant le cours : tend la main, dis « bonjour » et dis « je m’appelle ... » en se montrant du doigt avec l’autre main.
Personne prenant le cours : dois faire de même. (On répète lentement si cela n’est pas fait)
Personne donnant le cours : tend la main, dis « bonjour », dis « je m’appelle ... » en se montrant du doigt avec l’autre main fait un lien de pont avec cette même main vers l’autre personne et dis « ET » puis pointe l’autre personne « tu t’appelles ... »
Personne prenant le cours : dois faire de même. (On répète lentement si cela n’est pas fait).
S’il y a un groupe apprenant, on lui fait signe de tourner dans la pièce, de répéter la scène les uns avec les autres.


Ça n’est pas important de ce que « je m’appelle » signifie, il est plus important de savoir que c’est ce que l’on dit dans ce contexte.
Une fois les termes assimilés, on peut en ajouter des nouveaux comme « Salut » (en faisant un salut de la main), ou en disant « je suis ... » pour son nom ou son métier...


On peut faire le même genre d’exercice (toujours avec des gestes, voire des accessoires) pour un magasin, un bar, un restaurant.

Exemple 5 : mentionner les erreurs tout en restant simple et positif

Si une personne est compréhensible, c’est déjà très bien, même avec des erreurs. Le français est une langue complexe que peu de personnes maitrise. Imaginer que vous ne soyez pas en France par un choix plénier, que votre langue soit construite totalement différemment ou encore que l’alphabet n’est pas les mêmes lettres ni même la même écriture...
Si une personne réussit à se faire comprendre, mais commet des petites erreurs, on peut alors faire comme ceci.
Personne apprenant le français : « Pierre a un belle maison »
Personne donnant le cours répète : « Bien ! Pierre a une belle maison » sans insister ni faire un cours sur le féminin / masculin derrière.

Exemple 6 : apprendre à compter jusqu’à 10

On montre avec les doigts les 5 premiers chiffres.
Puis, on montre un certain nombre de doigts (pas forcément adjacents) en attendant une réponse. On peut aussi taper un certain nombre de fois sur une table ou autre procédé.
On change de personne qui interroge à chaque tour.
On pourra passer avec le temps à 10 chiffres.

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